En 48 heures, la plus grande opération de l'histoire du streaming a viré au feuilleton hollywoodien. Netflix annonce fièrement le rachat de Warner Bros pour 83 milliards de dollars vendredi 5 décembre… Mais trois jours plus tard, Paramount Skydance surgit avec une méga-contre-offre de 108,4 milliards de dollars, entièrement en cash, soutenue par un milliardaire proche de Donald Trump. Le deal est à nouveau remis en question — et la guerre totale pour le contrôle de Hollywood est ouverte.
L'annonce choc : Netflix officialise le rachat de Warner Bros Discovery
Un deal colossal de 83 milliards de dollars
Le vendredi 5 décembre 2025 restera gravé dans les annales d'Hollywood. Netflix s'est entendu avec Warner Bros Discovery pour racheter l'essentiel du groupe de médias, valorisé 83 milliards de dollars, dans ce qui constitue la plus grosse opération de consolidation du secteur depuis le rachat de Fox par Disney en 2019.
L'accord prévoit un paiement mixte avec 27,75 dollars par action, soit 72 milliards hors dette, combinant du cash et des actions Netflix. Cette structure financière représente environ 84% en numéraire et 16% en actions de la plateforme au N rouge.
Mais que rachète exactement Netflix ? Un empire du divertissement : les studios Warner Bros, la plateforme concurrente HBO Max avec ses 128 millions d'abonnés, et surtout un catalogue de franchises légendaires. Les sagas Harry Potter et Le seigneur des anneaux, les super-héros de DC Studios (Batman, Superman, Wonder Woman) ou encore la série Game of Thrones passeraient ainsi sous contrôle de Netflix.
Une scission stratégique a été prévue en amont : Netflix n'hériterait pas des chaînes de télévision de Warner Bros Discovery (Discovery Channel et CNN notamment), qui seraient logées, avant le rachat, dans une entité distincte de Warner Bros. Ces chaînes traditionnelles, jugées moins prometteuses dans un contexte d'érosion de la télévision par câble, seront cotées séparément en Bourse.
Une stratégie défensive pour Netflix
Pourquoi Netflix a-t-il déclenché cette opération colossale ? La stratégie est autant offensive que défensive. Le géant du streaming cherchait avant tout à empêcher ses concurrents directs de mettre la main sur Warner Bros Discovery.
Paramount Skydance et Comcast, propriétaire d'Universal, étaient également en lice. Si l'un d'eux avait remporté la mise, il aurait pu faire entrer son offre respective, Peacock et Paramount+, dans une nouvelle dimension, menaçant directement la domination de Netflix.
L'acquisition permet aussi de renforcer massivement le catalogue premium de Netflix pour réduire le taux d'attrition des abonnés et justifier de futures hausses de prix. Le directeur financier Spencer Neumann a fait valoir la capacité d'attirer davantage d'abonnés, mais aussi des économies de l'ordre de 2 à 3 milliards de dollars par an, à terme.
Netflix récupérera également les immenses studios Warner de Burbank, dans la banlieue de Los Angeles, pour accroître significativement ses capacités de production de contenus originaux aux États-Unis.
Une communication prématurée
Dans son enthousiasme, Netflix a peut-être brûlé les étapes. La plateforme a rapidement communiqué auprès de ses abonnés pour annoncer la bonne nouvelle, avant même que l'accord ne soit validé par les autorités réglementaires.
Cette communication anticipée a suscité des réactions mitigées : surprise chez les abonnés, confusion dans l'industrie, et inquiétude chez les investisseurs qui savent que le parcours réglementaire sera semé d'embûches. Un responsable du gouvernement a indiqué à la chaîne CNBC, sous couvert d'anonymat, que l'administration Trump manifestait un "fort scepticisme" vis-à-vis de cette union.
Le retournement : Paramount Skydance dégaine une super contre-offre
Une offre à 108 milliards, entièrement en cash
Le lundi 8 décembre, coup de théâtre : Paramount Skydance a annoncé une offre d'achat hostile de 108,4 milliards de dollars sur Warner Bros Discovery, mettant à mal le projet de Netflix de racheter certaines divisions du géant américain des médias.
L'offre de Paramount est substantiellement plus élevée et structurée différemment. Là où Netflix proposait un paiement mixte actions-cash, Paramount Skydance est prêt à financer son offre intégralement en numéraire, offrant davantage de certitudes aux actionnaires de Warner Bros Discovery.
La différence majeure ? À la différence de Netflix, qui ne propose de racheter, pour l'essentiel, que le studio Warner Bros et la plateforme de vidéo à la demande HBO Max, Paramount Skydance veut, lui, acquérir l'ensemble de WBD, y compris son portefeuille de chaînes de télévision.
Il offre 30 dollars par action alors que Netflix propose 27,50 dollars, soit une prime significative pour les actionnaires. Cette valorisation supérieure offre aux investisseurs 18 milliards de dollars de plus en numéraire qu'avec l'offre Netflix.
Comment Paramount peut-il réunir une telle somme ? Le groupe est parvenu à réunir cette somme colossale en s'appuyant, pour partie, sur le patrimoine de la famille Ellison. Le patriarche, Larry Ellison, est l'un des hommes les plus riches du monde, avec une fortune estimée à 270 milliards de dollars par le site du magazine Forbes.
Pourquoi Paramount peut gagner ?
David Ellison, patron de Paramount Skydance, brandit plusieurs arguments pour convaincre le conseil d'administration de Warner Bros Discovery de reconsidérer sa décision :
Une meilleure offre financière : "Notre offre est la plus élevée parmi celles qui sont sur la table", a-t-il déclaré lors d'un entretien à la chaîne CNBC. Le cash immédiat séduit davantage les actionnaires qu'un paiement partiellement en actions Netflix dont la valeur peut fluctuer.
Moins de risques réglementaires : "Nous avons davantage de certitude d'obtenir l'accord des régulateurs" que Netflix, estime David Ellison. Son argumentaire est solide : "Laisser le premier service mondial de streaming fusionner avec le troisième est mauvais pour la concurrence".
Un soutien politique indirect : David Ellison a aussi pour lui d'avoir l'oreille de Donald Trump, qui est proche de son père Larry, lequel a contribué financièrement aux campagnes électorales du président américain. Ce réseau d'influence pourrait s'avérer décisif.
Un historique d'intérêt : Paramount Skydance avait été le premier à manifester son intérêt pour Warner Bros Discovery et a soumis au moins cinq offres, avant celle de lundi. Le groupe dénonce d'ailleurs le fait que le conseil de WBD n'ait jamais étudié sérieusement ses propositions précédentes.
Pression politique : Trump s'invite dans la bataille
Les déclarations du président américain
Donald Trump a fait une entrée fracassante dans ce feuilleton hollywoodien. Dimanche 7 décembre, en marge d'une cérémonie au Kennedy Center à Washington, le président américain a exprimé publiquement ses doutes sur l'opération.
Donald Trump a souligné que le géant du streaming vidéo avait déjà "une très grosse part de marché" et ajoutant: "Cela pourrait être un problème". Une déclaration qui a immédiatement fait trembler les marchés et jeté un froid sur l'accord Netflix-Warner.
Le président est allé plus loin en s'impliquant personnellement dans le dossier : "Je serai impliqué dans (la) décision" des régulateurs sur ce rachat à 83 milliards de dollars, a-t-il déclaré, ne laissant planer aucun doute sur son intention d'influencer le processus réglementaire.
Cette position présidentielle est loin d'être anodine. Ce rapprochement réunirait, en effet, deux des trois plus grosses plateformes mondiales de vidéo à la demande payante (en excluant Amazon Prime au modèle hybride), Netflix et HBO Max, avec respectivement plus de 300 millions et 128 millions d'abonnés.
L'influence des donateurs
Les liens entre la famille Ellison et Donald Trump ne datent pas d'hier. Larry Ellison, fondateur d'Oracle et père de David, entretient une relation privilégiée avec le président américain qui pourrait peser lourd dans cette bataille.
Ellison a organisé une collecte de fonds à six chiffres par personne pour Trump en 2020 dans son domaine de Rancho Mirage, en Californie. Il a dîné avec Trump à Mar-a-Lago durant l'année 2024 et s'est réuni régulièrement avec lui en 2025.
Cette proximité politique s'est traduite par des nominations stratégiques et des partenariats majeurs. Ellison est apparu aux côtés du président à la Maison Blanche avec le PDG d'OpenAI, Sam Altman, et le PDG de SoftBank, Masayoshi Son, pour annoncer un nouveau partenariat baptisé "Stargate" destiné à développer l'infrastructure d'intelligence artificielle aux États-Unis.
L'influence de Larry Ellison va bien au-delà du simple don politique. Le patron de Skydance avait obtenu, en juillet, le feu vert du régulateur américain des télécoms et de la télévision, la FCC, pour acquérir Paramount, démontrant sa capacité à naviguer avec succès dans les méandres réglementaires américains.
Les enjeux : Hollywood redessiné, les consommateurs concernés
Une reconfiguration totale du marché du streaming
Cette bataille titanesque marque un tournant historique pour Hollywood. L'industrie du divertissement vit une consolidation sans précédent, accélérée par la décroissance de la télévision traditionnelle et la bataille féroce du streaming.
Si Netflix remporte la mise, la plateforme deviendrait le numéro un absolu du cinéma et du streaming combinés, avec une puissance de feu inégalée. En rachetant Warner Bros Discovery et sa plateforme de streaming HBO Max aux 128 millions d'abonnés, Netflix, qui compte plus de 300 millions de clients à travers le monde, entend confirmer sa place de numéro un du streaming, devant Disney+.
Si Paramount Skydance l'emporte, le paysage sera radicalement différent. La fusion créerait un nouveau géant vertical intégrant production, distribution et diffusion, capable de rivaliser frontalement avec Netflix et Disney. Ce scénario préserverait davantage la concurrence selon les analystes.
La fin de l'empire historique des studios centenaires se profile. Warner Bros, créé en 1923, pourrait perdre son indépendance centenaire pour devenir une division de Netflix ou de Paramount. Cette disparition des studios historiques au profit de conglomérats du streaming marque une rupture civilisationnelle pour Hollywood.
Les conséquences pour les abonnés
Netflix promet des bénéfices pour les consommateurs. Selon la plateforme, le rachat permettrait aux consommateurs de réaliser des économies : un seul abonnement sera désormais nécessaire pour accéder à ses contenus et à ceux actuellement disponibles sur HBO Max.
Mais les experts restent sceptiques sur le long terme. Pour Elizabeth Warren, sénatrice démocrate, le projet "menace d'augmenter le prix des abonnements, d'entraîner un choix plus réduit tout en menaçant l'emploi aux États-Unis". La concentration du marché pourrait réduire la pression concurrentielle qui maintient actuellement les prix relativement bas.
La question de la concurrence est centrale. Si Netflix obtient Warner Bros, la plateforme contrôlera une part colossale du marché mondial du streaming, réduisant les alternatives pour les consommateurs. Moins de concurrence signifie historiquement moins d'innovation et des prix plus élevés.
L'arrivée des productions Warner et HBO sur la plateforme pourrait permettre d'augmenter la consommation de contenus, augmentant mécaniquement l'inventaire publicitaire disponible sur les offres avec publicités, qui représentent aujourd'hui l'un des piliers de la croissance du chiffre d'affaires de Netflix.
HBO Max et les franchises : les joyaux de la couronne
Au cœur de cette bataille se trouvent les franchises les plus précieuses de l'industrie du divertissement. Ces univers génèrent non seulement des milliards au box-office et en streaming, mais aussi dans les produits dérivés, les parcs d'attractions et les jeux vidéo.
Game of Thrones : La série la plus piratée de l'histoire reste une mine d'or inexploitée. HBO prépare plusieurs spin-offs, dont certains pourraient générer des audiences équivalentes à la série originale.
Harry Potter : La franchise du sorcier le plus célèbre du monde vaut son pesant d'or. Un reboot de Harry Potter est évoqué, qui pourrait relancer l'univers pour une nouvelle génération.
DC Universe : Batman, Superman, Wonder Woman... Les super-héros de DC représentent un potentiel énorme, même si le DC Extended Universe a connu des hauts et des bas. Une refonte de DC Studios permettrait de rivaliser enfin avec le Marvel Cinematic Universe.
Friends : La sitcom culte continue de générer des revenus massifs en rediffusion. Sa présence sur une plateforme de streaming garantit des heures de visionnage et fidélise les abonnés nostalgiques.
Le Seigneur des Anneaux : Les droits sur l'univers de Tolkien représentent une opportunité gigantesque, avec de nouvelles trilogies en préparation.
Ces franchises changent tout dans la lutte pour l'abonnement. Elles créent des "must-have" qui poussent les consommateurs à maintenir leur abonnement mois après mois. Le groupe va mettre la main sur des franchises déclinables en produits dérivés, spectacles, jeux vidéo ou parcs d'attractions, multipliant les sources de revenus.
Les derniers obstacles : ce qui peut encore bloquer le deal
Les autorités antitrust américaines et européennes
Le parcours réglementaire s'annonce comme un véritable parcours du combattant pour Netflix. "Le projet fera probablement l'objet d'un examen approfondi de la part des régulateurs américains et européens, car il soulève des craintes légitimes de monopole", a commenté dans une note l'analyste Kathleen Brooks, de XTB.
Aux États-Unis, la Federal Trade Commission (FTC) et le Department of Justice examineront l'impact de cette fusion sur la concurrence. Netflix est la première plateforme mondiale de vidéo à la demande et HBO Max la troisième (hors Amazon Prime Video), Disney+ complétant le podium. La fusion des numéros un et trois pourrait être vue comme une menace pour la concurrence.
En Europe, la Commission européenne devra également donner son feu vert. Les autorités européennes sont historiquement plus strictes que leurs homologues américaines sur les questions de concentration de marché. Elles pourraient imposer des conditions drastiques ou carrément bloquer l'opération.
Dès mercredi, le sénateur républicain Mike Lee avait prévenu que ce projet "devrait alarmer les autorités de la concurrence partout dans le monde". Cette réserve, venant d'un élu du parti du président Trump, montre que l'opposition traverse les lignes partisanes.
Le processus pourrait prendre 12 à 18 mois selon Netflix, mais certains analystes estiment qu'il pourrait s'étirer encore plus longtemps si des obstacles majeurs surgissent.
Les actionnaires de WBD divisés
Les actionnaires de Warner Bros Discovery se retrouvent face à un dilemme cornélien. D'un côté, l'offre Netflix de 27,75 dollars par action avec un paiement mixte actions-cash. De l'autre, l'offre Paramount de 30 dollars entièrement en numéraire.
L'avantage du cash est évident : certitude immédiate de la valeur, pas d'exposition au risque de fluctuation du cours Netflix. Pour des investisseurs institutionnels cherchant la liquidité, l'offre Paramount est objectivement plus attractive.
Mais l'offre Netflix présente aussi des avantages : la possibilité de devenir actionnaire d'un géant mondial du streaming en pleine croissance, avec un potentiel d'appréciation à long terme.
Les investisseurs ont réagi favorablement au nouveau développement, le titre WBD gagnant 4,70% à 27,31 dollars à la Bourse de New York. Le titre Netflix était, lui, en revanche sanctionné, abandonnant 4,24%. Cette réaction du marché suggère que les investisseurs considèrent l'offre Paramount comme une option sérieuse.
Toujours selon CNBC, Paramount Skydance envisagerait d'en appeler directement aux actionnaires de WBD, contournant ainsi le conseil d'administration qui avait choisi Netflix. Cette stratégie d'offre hostile pourrait fonctionner si les actionnaires se sentent lésés par la décision initiale.
Le feuilleton n'est pas terminé
Malgré ces offres multiples comprenant, à chaque fois, des conditions revalorisées, le conseil de WBD "ne les a jamais étudiées sérieusement", affirme Paramount Skydance, qui a choisi de rendre publique cette nouvelle proposition, rompant ainsi avec un processus confidentiel jusqu'ici.
Cette accusation publique met le conseil d'administration de Warner Bros Discovery dans une position délicate. En rendant l'offre publique, Paramount oblige le conseil à justifier ses choix devant les actionnaires et l'opinion publique.
Le risque de surenchère est réel. Netflix pourrait revenir avec une offre améliorée pour conserver son avantage. Des analystes comme Jeff Wlodarczak de Pivotal ont déjà abaissé leur recommandation sur le titre Netflix, craignant de voir le groupe surenchérir et grever ses finances.
"Le dossier Warner Bros Discovery est loin d'être clos", a réagi Ross Benes, analyste du cabinet Emarketer. "Netflix a l'avantage", a-t-il ajouté, car il a reçu le feu vert des administrateurs de WBD, "mais Paramount va en appeler aux actionnaires, aux régulateurs et aux politiciens" pour triompher.
Cette saga hollywoodienne se joue en temps réel, avec de nouveaux rebondissements possibles chaque jour. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer qui contrôlera l'un des plus grands empires du divertissement mondial.
Conclusion : Hollywood vit son plus grand séisme depuis un siècle
Netflix pensait avoir scellé l'accord du siècle vendredi dernier. Trois jours plus tard, tout est remis en question. Paramount a riposté avec l'offre la plus chère jamais vue dans le secteur du divertissement : 108,4 milliards de dollars, entièrement en cash.
Trump s'en mêle ouvertement, exprimant ses doutes et promettant de s'impliquer personnellement dans la décision des régulateurs. Les autorités antitrust américaines et européennes hésitent face à ce qui pourrait créer un quasi-monopole du streaming. Les actionnaires attendent, divisés entre deux offres aux structures radicalement différentes.
Rien n'est joué. L'industrie du divertissement mondial assiste en direct à sa plus grande transformation depuis l'invention du cinéma parlant. Les studios centenaires d'Hollywood, ces légendes qui ont façonné la culture populaire mondiale pendant un siècle, sont en train de disparaître ou de se fondre dans de nouveaux empires du streaming.
Pour les consommateurs, l'incertitude règne. Paieront-ils moins cher avec un abonnement unique regroupant Netflix et HBO Max ? Ou verront-ils les prix s'envoler une fois la concurrence éliminée ? Le choix des contenus sera-t-il plus riche ou plus standardisé ?
Pour Hollywood, c'est une révolution. Les réalisateurs légendaires comme James Cameron tirent déjà la sonnette d'alarme sur la disparition des salles de cinéma. Ted Sarandos, co-CEO de Netflix, a tenté de rassurer en affirmant que la plateforme honorera les contrats de sortie en salles de Warner Bros jusqu'en 2029 et continuera de distribuer les films au cinéma. Mais les promesses à court terme ne dissipent pas les inquiétudes à long terme.
La bataille pour l'avenir du divertissement mondial ne fait que commencer. Warner Bros, créé il y a plus d'un siècle par quatre frères immigrants, pourrait changer de mains dans les mois à venir. Batman, Harry Potter, Game of Thrones et tous les héros qui ont bercé notre enfance auront bientôt un nouveau maître.
Qui sortira vainqueur de cette guerre des empires ? Netflix avec sa puissance de frappe financière et ses 300 millions d'abonnés ? Ou Paramount, soutenu par la fortune colossale de Larry Ellison et ses connexions politiques avec la Maison Blanche ?
La réponse déterminera le visage du divertissement mondial pour les décennies à venir. Et nous, simples spectateurs de ce feuilleton en temps réel, assistons médusés à la réécriture de l'histoire d'Hollywood.